Quatrième de couverture

Deux frères chasseurs de fantômes.
Un manoir hanté par un fantôme amnésique.
Une scientifique prête à tout pour aider son fils mourant.

Quand les frères Beaufort découvrent le fantôme d’une jeune femme dans un manoir perdu dans les bois de Valorne, leurs vies basculent à tout jamais. Alors que tous les opposent, Will et Ben deviennent des chasseurs de fantôme pour prouver leur découverte et retrouver un amour perdu.

De désillusions en charlatanisme, les deux frères finissent par rencontrer Helen Keppler, une physicienne revêche versée dans le paranormal. Son approche scientifique leur permettra d’ouvrir une brèche dans le monde fantôme et de retrouver l’entité du manoir. Seul problème, l’esprit des lieux est amnésique.

De découverte en révélation, le manoir réservera bien des secrets. Si le spectre d’une jeune femme erre bel et bien entre ses murs…

Le passé semble hanter ses occupants.

A propos du livre

Un manoir mystérieux, un fantôme amnésique, des machines étonnantes, La Fréquence Fantôme est le premier roman d’une série de science-fiction & horreur sur le monde fantôme. Mêlant science et paranormal, ce cocktail savamment dosé vous glacera le sang tout au long de votre lecture.

Si vous avez aimé Ghostbusters, Supernatural ou Insidious, alors vous adorerez la nouvelle histoire d’horreur de Matt Clayne.

Pour vous donner un avant-goût, voici l’introduction du chapitre 1.

Introduction

En cette soirée d’automne, un terrible orage s’abattait sur la forêt de Valorne. Le ciel, d’ordinaire piqueté d’étoiles, s’était paré d’une épaisse cape sombre comme pour se dissimuler du regard de la pleine lune. L’amas de nuages avançait au-dessus des arbres, dévoilant son ombre à l’allure du prédateur qui s’apprête à lancer son attaque sournoise. Soudain, une lueur blanche étincela au cœur des ténèbres ; le coton charbonneux s’embrasa, révélant, l’espace d’un instant, ses étranges contours. Sans un bruit, un puissant éclair perça la barrière nébuleuse pour se frayer un chemin vers le pic d’une montagne et, telle une morsure céleste, la zébrure d’argent déchira le voile noir de la nuit. Devant ce spectacle terrifiant, toute la canopée blêmit, le temps d’apercevoir une vieille bâtisse dans le lointain. Le manoir décrépit, presque étouffé par les sapins, nichait au sommet d’une modeste colline pareille à une île sur un océan d’épines mouvantes.

Depuis plusieurs heures, un vent quasi hivernal se déchaînait sans répit et, sous sa contrainte, les sapins se convulsaient en cadence en poussant un râle effroyable. Vue du ciel, chaque bourrasque balayait la cime des arbres en dessinant une empreinte fantomatique sur son passage. Les oiseaux de la forêt, qui s’étaient réfugiés sous la protection du manteau épineux, veillaient à se pelotonner les uns contre les autres en attendant avec angoisse une accalmie. Tremblant de peur, les moins courageux d’entre d’eux ne pouvaient s’empêcher de scruter les rafales hurlantes qui ne cessaient de se ruer au-dessus de leurs têtes à un rythme effréné.

Le tonnerre ne tarda pas, et son roulement accablant déferla sur la forêt comme un sinistre avertissement. Quand le puissant grondement heurta le manoir de plein fouet, ses vieux carreaux vibrèrent dans un concert de tintements dissonants. Depuis le début de l’orage, une pluie torrentielle martelait son toit sans relâche, et ses gouttières encrassées vomissaient en abondance, laissant dégouliner des coulées noirâtres le long des murs. Le bâtiment encaissait avec bravoure la fureur des éléments, mais en garderait sans doute des séquelles impérissables.

Au premier étage, une jeune femme d’une pâleur cireuse était assise sur l’appui d’une fenêtre, les jambes repliées sur sa poitrine, et reposait nonchalamment sa tête contre la vitre glaciale. Plongée dans l’obscurité, elle observait le déluge qui s’abattait sur la forêt avec un regard sombre qui trahissait une profonde mélancolie. Elle poussa un soupir, ferma les yeux, puis laissa tomber sa tête sur ses genoux sans prêter la moindre attention à l’effervescence qui se dégageait de la pièce d’à côté. D’un point de vue extérieur, la fête qui animait le salon, baignée dans une lumière chaleureuse, présentait un contraste saisissant avec les ténèbres qui enlaçaient la demoiselle solitaire.

Tout à coup, un terrible éclair habilla le manoir d’une lueur blafarde. Quand elle se dissipa, quelques instants plus tard, la jeune femme au teint livide avait disparu.